"La République en danger" - Pierre-Mendès France, La Dépêche de Louviers, 16 Février 1934

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Sommaire

  1. Des hommes politiques incapables de juguler cette crise
    1. Au sein du gouvernement
    2. Un système corrompu
  2. Une forte montée de l'opposition
    1. Les événements du 6 février 1934
    2. La menace fasciste
  3. Un défenseur du modèle républicain
    1. Une critique envers l'orientation de son propre parti
    2. Le garant des valeurs républicaines

Résumé du commentaire de texte

Comme le disait Pierre Mendès France, l’amour de la démocratie est d’abord un combat.
Ce document est un article paru dans le journal hebdomadaire « La Dépêche de Louviers » du 16 février 1934. PMF est né le 11 janvier 1907 à Paris et il entre à la faculté de droit et à l’Ecole libre des sciences politiques en 1923. L’année suivante, impressionné par l’éloquence et le prestige d’Edouard Herriot il décide d’adhérer au Parti radical. A l’époque ce dernier était encore vu comme appartenant à la formation politique qui avait contribué à toutes les réformes sociales du début du XXe siècle. Pierre Mendès France s’engage également dans la Ligue d’action universitaire républicaine et socialiste et s’oppose déjà vivement à l’Action française. En 1926, il est nommé secrétaire générale de LAURS et en 1932 est élu député de l’Eure, pourtant réputé comme un département conservateur. Ce fut le plus jeune parlementaire français.
Pierre Mendès France publia cet article après les événements du 6 février 1934, où Paris fut le théâtre de nombreuses manifestations violentes. Elles furent organisées par la droite et l’extrême droite, notamment l’Action Française. Des membres de l’Arac, des anciens combattants communistes défilent aussi, pour dénoncer le fascisme.
Dans cet article, Pierre Mendès France juge le Parti Radical, sa ligne politique et les choix de ses membres. Il commente également le désordre et le climat ambiant dans la France de l’époque ainsi que sa situation économique et sociale.
Ce document nous incite à nous demander en quoi la crise que traverse la France des années 30 pousse Pierre Mendès France à évoquer un possible risque pour le système républicain français et à se poser en défenseur absolu de ce modèle. Il est ainsi tenu d’évoquer l’incapacité des hommes politiques à résoudre la crise ainsi que de la montée de l’extrémisme qui en découle. C’est ainsi dans cette perspective que Mendès France se place en défenseur acharné de la République.


[...] Il le dit aux lignes 4 et 5 Il m’est douloureux de me séparer de certains amis, de mes chefs, de la majorité de mon parti auquel je suis attaché En effet la décision de Mendès France de ne pas prendre part au gouvernement de Doumergue n’est pas comprise au sein du Parti Radical et il se trouve ainsi isolé. Ce n’est néanmoins pas la première fois que ses choix choquent sa formation politique. Il avait en effet voté en 1932 pour la destitution d’Édouard Herriot, celui qui lui avait pourtant donné l’envie de rejoindre les rangs de son parti. [...]


[...] Il dit ainsi aux lignes 1 et 2 qu’il a été mandaté pour défendre une politique d’action et de justice Car s’il se fait élire en vantant les perspectives de promotions sociales, en défendant l’école laïque, c’est surtout en évoquant les solutions pour résoudre ou juguler la crise agricole et économique qu’il recueille des voix. La situation politique de 1934 est également bien différente de celle à de l’époque où il fut élu. En effet, le gouvernement d’alors était à dominante radicale et ne comportait que très peu de membres proches de la droite. [...]


[...] En effet, outre l’évocation du fascisme menaçant à la ligne il nous fait également part de la peur des Français envers les amateurs de dictature à la ligne 33. Si on peut considérer qu’au début des années 30, l’extrême droite était encore en marge de la scène politique française, les événements du 6 février nous montrent une véritable tentative de coup de force Il faut noter que ce mouvement semble exclusivement parisien. La montée de l’extrême droite se fait principalement grâce à l’essor des ligues Ces dernières sont différentes des partis politiques, car elles visent la défense d’intérêts particuliers mouvements représentent ainsi l’extrême droite avant les événements du 6 février : l’Action française, les Jeunesses patriotes et le Faisceau. [...]


[...] Les députés de droites tentent de faire trainer en longueur la séance pour que l’émeute batte ainsi son plein. La police tire alors sur la foule faisant 16 morts parmi les manifestants et près d’un millier de blessés. La gauche dénonce une tentative de coup d’État fasciste. C’est pour cela que Mendès France affirme qu’il est nécessaire de mener la lutte contre le fascisme menaçant à la ligne 3. Le 9 février, les socialistes et les communistes appellent à manifester à leur tour morts seront comptabilisés. [...]

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A propos de l'auteur
Vincent J.
Autres
Niveau
Grand public
Etude suivie
histoire...
Ecole, université
Lyon 3
A propos du doc
Date de publication
30/01/2012
Langue
français
Format
.doc
Type
commentaire de texte
Nombre de pages
5 pages
Niveau
grand public
Consulté
1 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
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