LOrganisation des Nations Unies et les conflits dans le monde
- La création de l'Organisation des Nations Unies
- Les origines : les leçons des échecs de l'Entre-deux-guerres
- Les étapes : les Nations Unies, enfant de la Seconde Guerre mondiale
- Les buts et les principes : la Charte de San Francisco (25 juin 1945)
- Les organes fondamentaux : Assemblée générale, Conseil de sécurité et Secrétariat
- Les organes complémentaires : Conseil économique et social, Conseil de tutelle et Cour Internationale de Justice
- Les institutions spécialisées
- L'ONU à l'épreuve de la Guerre froide, l'échec du directoire mondial (1946-1954)
- L'ONU, reflet des prémisses de la Guerre froide
- Le blocage du Conseil de Sécurité à cause du droit de véto et ses conséquences
- Une action non négligeable
- La guerre de Corée, un tournant capital (1950-1953)
- Apogée et déclin de l'ONU en tant que troisième force entre les blocs (de 1955 au milieu des années 1980)
- Une décennie active (1955-1965)
- La marginalisation de l'ONU (1966-1985)
- Les grands échecs de l'ONU : une autorité morale compromise
- L'ONU de l'après-guerre-froide : le temps de l'incertitude (depuis 1989)
Après la Guerre froide, on a parlé d’un « renouveau de l’ONU ». L’argument serait que la polarisation entre l’Est et l’Ouest paralyse l’ONU qui ne peut pas assurer son rôle de sécurité collective. La première Guerredu Golfe (de la fin 1990 à 1991) le prouve. Le « Nouvel Ordre international » est une solidarité des États dans le cadre de la sécurité collective (Bush).
Mais il y a des désillusions avec la Somalie, l’Ex-Yougoslavie et le génocide rwandais (1994). La guerre froide n’est pas la cause de la paralysie, qui résulte plutôt des difficultés des grandes puissances à définir des critères communs. Existe-t-il un droit international ? On a une inflation des droits internationaux : droit militaire, droit financier, etc. On peut donc objecter à chaque fois un autre droit à la juridiction de l’ONU, par conséquent très relative.
L’histoire de l’ONU (« directoire de la planète » selon Roosevelt) est cyclique : les espérances et les désillusions se suivent. L’ONU a bien joué un rôle de coopération mondiale, mais elle a souvent été une arène d’affrontement et d’éclatement des clivages mondiaux, entre l’Est et l’Ouest puis le Nord et le Sud. De même, l’ONU a certes été un organe de paix, mais pas de pacification. Elle n’a pas pu empêcher la multiplication des conflits : il y a eu, entre 1975 et 1995, 44 conflits et plus de 10000 résolutions de l’ONU dont on considère que 80% n’ont pas eu d’effet. L’ONU est-elle une nouvelle SDN ?
L'ONU est issue d’une réflexion rétrospective sur les échecs de l’Entre-deux-guerres, particulièrement sur la « faillite de la SDN » qui a cependant réussi la reconstruction financière de l’Autriche, un énorme travail statistique, l’aide à Tchang-Kaï Tchek dans les années 1920, la régulation des conflits dans les Balkans, etc. Pourquoi parle-t-on de faillite ?
Il y a tout d’abord une faillite institutionnelle avec la règle de l’unanimité et l’absence de moyens militaires, qui sont des défauts rédhibitoires. De plus, la démission des démocraties et le repli après la crise de 1929 accentuent ceci. C’est une réflexion principalement américaine, qui prend la forme d’un mea culpa. Roosevelt est très impliqué dans le Wilsonisme. Le Secrétaire d'État de Roosevelt, Cordell Hull, est qualifié de « père spirituel des Nations Unies ». Il y a un investissement très actif des États-Unis dans l’instauration d’une sécurité collective.
[...] La question de l’organisation mondiale est évoquée et les Soviétiques l’approuvent. En novembre 1943, la conférence de Téhéran, en présence de Tchang-Kaï Tchek a lieu (il approuve également). En août-septembre 1944 a lieu la conférence de Dumbarton Oaks, où s’élabore le projet de la Charte des Nations Unies (organigramme institutionnel). Les questions les plus délicates sont rejetées à Yalta en février 1945. Le mode de vote au Conseil de sécurité est choisi. C’est le principe du droit de veto au Conseil de sécurité. [...]
[...] L’Office des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) est créé. Il permet aujourd’hui la survie de 4 millions de Palestiniens. Le discours de Yasser Arafat à l’ONU le 13 novembre 1974, en militaire, a fait date. Il se dit porte-parole des damnés de la terre C’est un discours de la paix, il veut créer un État palestinien avant que toute reconnaissance d’Israël ne se fasse. De même en décembre 1988 à Genève, devant l’Assemblée Générale, mais cette fois en civil. [...]
[...] La résistance des puissances coloniales. La France s’oppose à ce que la décolonisation de l’Afrique du Nord soit évoquée par l’ONU en invoquant le principe de souveraineté et de non-ingérence. En 1955, la délégation française conduite par Antoine Pinay (ministre des Affaires étrangères de Faure) quitte le Conseil de Sécurité pour boycotter un débat sur la question algérienne relancé par le FLN. À partir de 1958, chaque session de l’Assemblée Générale tourne au dialogue de sourds entre l’Assemblée Générale et la France. [...]
[...] C’est une utilisation du veto comme blocage. Or, le secrétaire d’État américain Dean Acheson trouve une parade. En novembre 1950, il fait adopter par l’Assemblée Générale la résolution Acheson ou union pour la paix : lorsque le Conseil de Sécurité est bloqué à cause d’un veto, le Conseil de Sécurité peut se dessaisir d’une question par une majorité simple de 7 voix et transmettre la question à l’Assemblée Générale qui tranche aux 2/3. Cette résolution circonstancielle va profondément changer la nature et le fonctionnement de l’ONU. [...]
[...] La Commission des Nations Unies pour la Corée (UNTCOK, 1947) est chargée d’organiser l’élection d’une assemblée constituante coréenne. L’URSS ne reconnaît pas la commission qui ne peut agir qu’en Conseil de Sécurité. En 1948, les élections portent le nationaliste Syngman Rhee au pouvoir. C’est un opposant historique du Japon, qui a fait un gouvernement antijaponais à Shanghai en 1919. L’URSS organise des élections en Corée du Nord et crée la République Populaire de Corée avec à sa tête le général Kim Il-Sung (appartenant au Komintern asiatique et ayant servi dans l’Armée rouge et participé à la bataille de Stalingrad). [...]
Les coups d'Etat en Afrique de l'Ouest : un défi majeur pour les Nations Unies
«Introduction. Qu'est-ce qu'un coup d'Etat ?. Pourquoi les Nations Unies doivent s'y intéresser ?. L'Afrique de l'Ouest : un nid d'instabilité ?. Annonce de la problématique et du plan. Typologie des coups d'Etat en Afrique de l'Ouest. L'économie et l'instabilité politique. Où est l'Etat ?. Le...»
«Le 24 décembre 1999, la Côte d'Ivoire, « vitrine de l'Afrique francophone », connaît, sous les yeux ébahis de la Communauté internationale, le premier coup d'Etat de son Histoire. Le récent, et indispensable, report des futures consultations électorales ne fait que confirmer le pays dans la longue...»
Bilan et avenir de l'Organisation des Nations Unies (ONU)
«Comment l'ONU a su dépasser les faiblesses de la SDN afin de bâtir ce projet de paix perpétuelle par la sécurité collective ?. Pour faire face aux nouveaux défis, des réformes sont nécessaires pour que les Nations Unies retrouvent leur légitimité et leur autorité.»
«Le 26 juin 1945, cinquante Etats signent la Charte de San Francisco qui fonde l'Organisation des Nations Unies. Le préambule de la Charte, « Nous, Peuples des Nations Unies », expose les principes fondateurs qui vont guider l'action des Nations Unies : les peuples décident de s'unir pour éviter à...»
Géopolitique de l'Afrique
«Un panorama de l'Afrique. L'Afrique en quelques cartes. Présentation de l'Afrique. Une définition géopolitique de l'Afrique. Une lecture géopolitique des conflits africains. Organisation de l'Afrique. Une Afrique, des conflits. Géopolitique externe et interne. Présentation des conflits. Vers une...»
«Pour tenter de répondre à cette question, nous tendrons à définir d'abord globalement, puis géopolitiquement parlant le continent africain. Ensuite, ayant perçu la diversité des conflits africains, nous chercherons à expliquer certains d'entre-deux. Nous pourrons dès lors saisir l'importance de...»
Les Théories des Relations Internationales
«L'approche institutionnelle, juridique. L'approche marxiste : Impérialisme et dépendance. L'approche géopolitique. Les théories réalistes. Les approches stato-centrées. Les approches non stato-centrées. L'analyse de James ROSENAU : pour lui les systèmes internationaux modernes n'agissent pas sur...»
«Les Relations Internationales n'ont en fait pas d'objet d'études nécessaires car on peut concevoir des systèmes sans Relations Internationales. Le sujet a donc un caractère aléatoire. Dans le cadre d'un empire intégré on peut considérer qu'il n'y a pas de communications donc pas de Relations...»
