Commerce international et pauvreté
- Le commerce international : un moyen de développement et de réduction de la pauvreté
- La pauvreté : une notion complexe
- L'importance du rôle des échanges dans le processus de réduction de la pauvreté
- Exemples de pays qui ont su utiliser le commerce international pour se développer
- La mise en 'uvre des moyens
- Un commerce international source d'inégalités et profitant principalement aux pays industrialisés
- L'évolution de la part des pays du Tiers Monde dans le commerce international
- l'impuissance du Sud face à la fluctuation des cours des produits bruts
- Certains facteurs de la pauvreté découlent directement de l'accroissement du commerce international
- L'échange inégal constitue l'un des obstacles les plus importants au développement économique
- La recherche de solutions pour la mise en place d'un commerce plus équitable
- La nécessité d'un développement dans les pays du Sud
- Des initiatives de la part des pays développés
- Le développement durable : utopie ou projet ?
- Le commerce équitable
Au début du XXème siècle, le commerce international est hésitant, chaque pays préférant alors s’appuyer sur son marché intérieur. La crise de 1929 va accentuer cette hésitation jusqu’à provoquer l’effondrement des échanges internationaux. Ce n’est qu’après la Seconde guerre mondiale que ces échanges vont se développer. La coopération internationale par le commerce est alors perçue comme un facteur de paix. De 1945 à 1975, les échanges internationaux vont être les moteurs de la croissance des Pays Développés à Economie de Marché (PDEM). Malgré les différentes crises, le commerce mondial n’a cessé de progresser en raison de l’interdépendance accrue entre les Etats. Cet essor spectaculaire du commerce international peut s’expliquer par plusieurs facteurs tels que la création du GATT (General Agreement on Tariffs and Trade ou Accord Général sur les Tarifs douaniers et le Commerce) en 1947 qui a permis de libéraliser les échanges par une réduction des barrières tarifaires et des barrières non tarifaires et la formation de blocs régionaux qui a contribué au développement du commerce intra régional, 50% du commerce international de marchandises étant réalisé par des pays appartenant à des blocs régionaux. Ainsi, depuis 1947, 259 accords ont été notifiés au GATT puis à l’OMC et 176 sont en vigueur.
Le commerce international n’a cessé d’augmenter depuis quelques décennies pour atteindre de nos jours des niveaux sans précédent. Depuis 1948, les échanges internationaux de marchandises ont connu une forte croissance, en passant de 50 milliards de dollars à 6240 milliards. Le commerce de marchandises a été multiplié par 15. Les échanges de services ont également été très dynamiques, et représentent 20% du commerce mondial, soit 1540 milliards de dollars. Ainsi, sur la dernière décennie, le volume du commerce international de marchandises a augmenté en moyenne de 6,8% par an. Cette augmentation du volume du commerce de marchandises, la hausse des prix des biens échangés et la dépréciation du dollar (en 2002) explique l’accroissement de la valeur du commerce de marchandises.
Cette augmentation du commerce international en volume présuppose donc une augmentation de la production dans les pays industrialisés. Ce qui a pour conséquence la création de richesses. Cette augmentation de la création de richesses étant beaucoup plus importante que l’augmentation démographique mondiale, il semblerait que le développement du commerce mondial impliquant le développement de la production pourrait permettre l’amélioration du niveau de vie d’une grande partie de l’humanité. Le commerce international constitue un puissant moteur de changement économique, social et environnemental : sa croissance et sa libéralisation modifient la façon de travailler et de vivre des populations du monde.
Notre étude nécessite une analyse de la notion complexe qu’est la pauvreté, mais on peut déjà s’intéresser à la notion de pauvreté relative et de pauvreté absolue, notions que l’on développera ultérieurement. Il apparaît que la notion de pauvreté absolue est la plus pertinente, et corrélée avec le commerce international puisque celui-ci a ou peut avoir de forts impacts sur la pauvreté, c’est pour cette raison que notre étude s’intéresse principalement aux effets du commerce sur la pauvreté dans les pays du Sud. Toutefois, les liens entre le commerce international et les problèmes de pauvreté ne sont pas aussi directs ou immédiats que les liens entre la réduction de la pauvreté et les politiques nationales de l’éducation et de la santé, les réformes foncières, le développement des infrastructures et la gestion des affaires publiques. Dans les pays développés, par exemple la pauvreté relative semble plus être liée aux politiques sociales menée par les Etats et non réellement aux échanges internationaux. Le commerce peut influer de différentes manières sur les possibilités de revenus des personnes démunies ainsi que sur le développement.
Mais quelles sont les répercussions des échanges commerciaux sur le développement et la pauvreté, le commerce international a-t-il contribué à atténuer la pauvreté ou bien a-t-il, au contraire aggravé les déséquilibres. On peut penser que l’augmentation du commerce international en volume et en valeur a contribué à l’enrichissement de tous les pays, on note ainsi la progression économique de nombreuses régions du monde, cependant, dans le même temps, d’autres voient leur économie stagner.
Certes l’insertion de certains pays dans les échanges internationaux leur a permis de sortir d’une extrême pauvreté mais de nombreux pays restent en marge du commerce international et celui-ci est également source d’inégalités entre d’une part, les PED eux-mêmes et d’autre part, entre les PED et les pays développés. Mais face aux critiques de plus en plus vives, des solutions sont recherchées dans le but de créer un commerce international plus équitable, c'est-à-dire qui répartit mieux la richesse et contribue à un développement durable.
[...] D’autre part de la population urbaine du tiers monde est contrainte de vivre dans des bidonvilles. Les plus grandes villes du monde sont des villes du Tiers Monde (Calcutta, Bombay, Mexico, Rio) qui doivent faire face à des défis insurmontables en matière de pollution, d’eau potable, de logement, de chômage structurel, de violences et de tensions sociales. La population urbaine est cependant mieux lotie que la population rurale car les nouveaux biens et services (électricité, eau courante, égouts, appareils électroménagers) sont plus facilement accessibles à la ville qu’à la campagne. [...]
[...] Le succès de ce type de développement se traduit par la création intense d’emplois, une montée rapide des salaires et a également pour résultat de contenir le développement des inégalités sociales. Contrairement aux pays non émergents qui ont mis en place au cours des années 1960-1970 une politique de croissance fondée sur la substitution de la production nationale aux importations et appuyée par une politique commerciale protectionniste, les pays émergeants ont, eux, développé aux cours des années 1970-1980 une stratégie d’exportations vers les pays développés accompagnée d’une forte libéralisation de leurs échanges. Cette politique leur a permis d’orienter leur spécialisation internationale vers les produits manufacturés à la demande croissante. [...]
[...] Ces PMA restent freinés par les cercles vicieux du sous développement. Le commerce international impose, par le phénomène de mondialisation, des contraintes extérieures que de nombreux pays n’ont pas voulu satisfaire (notamment des pays africains). Elle maintient leur spécialisation dans des produits primaires aux prix de moins en moins régulés. Elle crée aussi des opportunités de trafics (drogues, diamants, armes, ) et insère la fraude, la violence et la criminalité locales dans des réseaux mondiaux. Elle suscite des Etats prédateurs sans créer des administrations efficaces. [...]
[...] Quels sont alors les moyens de financement des PED pour permettre leur développement ? Les financements des pays du Sud sont liés à leur niveau de développement mais les pays à faible épargne ne disposent pas des ressources internes suffisantes pour financer leur développement. Nombreux d’entre eux comptent sur l’aide internationale ; or les aides publiques au développement en % du PIB diminuent. En effet, les pays riches y consacrent aujourd’hui moitié moins de leurs richesses qu’il y a quarante ans. L’aide publique au développement a chuté de 29% depuis 10 ans. [...]
[...] De nombreux pays en développement ont compris que l’intégration dans le commerce international est une condition nécessaire à la réduction de la pauvreté, d’où la mise en place, par ces pays, de certains moyens pour faciliter leur ouverture aux marchés mondiaux. Dans ces pays asiatiques, un système de zones franches a également été créé pour l’industrie d’exportation. Ces zones sont généralement conçues comme des oasis de libre échange dans un pays fortement protégé par des contrôles de changes et de nombreuses réglementations. [...]
Le commerce international et la pauvreté
«Le commerce international contribue à l'accroissement des inégalités et à l'appauvrissement des populations. Les pays en voie de développement ont des difficultés pour accéder au marché d'exportation. Des conditions qui demeurent inégales malgré la libéralisation. Les exigences du commerce...»
«Depuis la seconde guerre mondiale, le Commerce International a fortement progressé. Son volume a été multiplié par quatorze, et il représente actuellement plus de 6 Milliards de dollars annuels. Il se révèle être un puissant facteur de changements économiques, sociales et environnementales qui est...»
Le commerce international dans tous ses états
«Des origines du commerce international. Terre sans frontière. Découverte et mondialisation : la fracture du XVème siècle. Le commerce international et l'intérêt des nations. Echanges internationaux, pouvoir politique et société. Des origines du commerce mondial selon Karl Markx et Alain...»
«Nous avons une vision du commerce international qui est perturbée par ses effets récurrents les plus visibles et les plus inquiétants : les délocalisations et les crises alimentaires, pétrolières et financières. Ces inquiétudes qui traversent les époques sont à l'évidence justifiées. Le commerce...»
La révolution syrienne se distingue-t-elle du reste du printemps arabe ?
«Les facteurs qui ont permis la révolution. Aperçu sur le printemps arabe ; le point commun des différentes révoltes de la région. La particularité de la Syrie : un aperçu historique, le rôle régional de ce pays. Les conséquences de la révolution. Une révolution toujours en cours. La position des...»
««Vendredi de la colère», «de la dignité»... voilà ce que crient depuis le début des évènements en Syrie les manifestants juste pour entendre les pros gouvernements leur rétorquer: " entre trois on ne choisirait que dieu la Syrie et Bachar". Le monde arabe connait depuis plusieurs années des...»
La communication politique
«Les premiers pas de la communication politique en France et aux États-Unis : une évolution lente, mais incontestable. L'installation de la communication politique. La communication politique française et américaine en situation électorale. Les différences en termes de réglementation :...»
«Si la politique ou « l'art de gouverner la cité en vue d'atteindre ce que l'on considère comme la fin suprême de la société » fait partie intégrante de toute société, la communication politique est moins évidente à cerner. Au coeur de notre vie politique actuelle, elle existe pourtant depuis...»
